Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 20:54

Après quelques semaines où les jours défilent, les arrivées des touristes-amis-parents de passage à Istanbul m'ont un peu pris du temps. Trop de temps. Mais c'est aussi l'occasion de redécouvrir "sa" ville, de sortir un peu plus, de voir de nouvelles choses et d'avoir un autre regard sur Istanbul, un regard neuf que je n'ai plus... 

Est-ce à dire que je me suis intégré à cette ville gigantesque? J'aimerais dire oui, en disant que j'ai mon petit train-train quotidien pour aller à mon stage. Réveil à 9H, Simit (sorte de Bretzel, mais en meilleur). Arrivée 9h30, c'est le mois d'août, plus grand chose à faire. Puis thé turc. Déjeuner le midi et départ à 17H30.

Bon, là je commence mal mon article.

Lundi dernier, les tarifs des transports ont augmenté, et je me suis surpris à gueuler contre l'IETT (la régie des transports d'Istanbul) comme... un vrai Stanbouliote. Putain, les deux validations sont passées de 2,5 TL à 2,75 TL (hausse de 10 centimes d'euros pour deux voyages). Bon, OK, c'est pas la mer à boire, mais ça fait toujours ch... J'ai même réussi à discuter dans le bus avec les gens, se plaignant de l'inflation, qu'Istanbul devenait trop chère. Et oui ma p'tite dame, que voulez vous, c'est comme ça.

Moi, avec mon indemnité de stagiaire, j'ai l'impression d'avoir le train de vie d'un expatrié. Enfin à peine hein, faut pas déconner. Mais disons que je touche l'équivalent du salaire moyen turc avec mes 417 euros d'indemnités de stage mensuels. Et le coût de la vie est assez bas. En plus la Lire turque vient de dégringoler face à l'euro, donc je n'ai pas à me plaindre.

Bref, après avoir appris quelques mots de turcs, je retrouve ce plaisir de parler à n'importe qui. De se savoir étranger, de pouvoir échanger et être pris pour autre chose qu'un touriste de passage. De pouvoir même renseigner les Stanbouliotes sur les bus et les derniers horaires des bateaux, en leur expliquant que oui, je suis étranger, mais que j'habite ici. Que je ne suis pas vraiment de passage (en tout cas, plus que les touristes qui ont envahi la ville en ce mois d'août). Même si au final, je ne suis pas un "vrai" Stanbouliote.

Mais globalement, c'est trop tard. Je sais que dans quelques semaines, je serai gentiment poussé vers la sortie et un avion me ramènera en France où on me demandera si c'était bien poliment. Et je ne saurai pas quoi dire. Peut-être un truc du genre, "ouais, c'était énorme!" ou "j'ai appris plein de trucs avec mon stage", "j'ai fait des soirées un peu mondaines où je n'avais jamais eu ce rapport à l'argent, j'ai serré la main à Adriana Karembeu", des trucs comme ça. 

Ce que je ne dirai pas, c'est que les rencontres étaient assez maigres, que je me suis réfugié derrière les personnes (turques et étrangères) qui parlaient anglais et français. Bref, j'aurais vécu comme un expatrié. J'exagère peut-être un peu car j'aurais quand même rencontré des personnes formidables, mais bon...

Peu de temps pour le faire aussi. L'année dernière il m'arrivait de passer une après-midi chez mon marchand de légumes ou à discuter et prendre le temps de vivre. Cette année, je ne l'avais pas. Pour faire mes rares voyages, je devais compter les heures, pas les jours. 

Enfin bon, je ne vais pas faire mon blasé de la vie, il me reste quand même un peu plus de 3 semaines pour profiter, et ce que j'ai vécu jusqu'à présent était plutôt sympa. J'aurais une semaine fin août pour dévouvrir des coins de Turquie dont je rêve depuis des mois. Je ne manquerai pas de raconter ce voyage. Ce sera le dernier avant la rentrée.

En attendant de reprendre la route, je fais un peu de pub pour Théo, jeune padawan fraichement débarqué à Beer-Sheva en plein milieu du Néguev en Israël. http://beershevamevoila.over-blog.com/

Il signe un premier article d'une grande classe... Et je meurs d'envie d'y aller un jour après avoir fait le tour de ce pays. 

Et Alexandre, dans un autre style, chez les Coréens. Autre pays émergent inconnu ou presque pour nous (c'est loin...), mais qui se révèlera très intéressant http://aupaysdumatincalme.over-blog.net/

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Par Vivien
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 21:21

Comme je l'ai déjà expliqué à plusieurs reprises, le manque de temps se fait cruellement sentir à Istanbul. Pour visiter, mais aussi pour profiter simplement des petits bonheurs qu'offre cette ville. Ce que je savais pas, c'est que mon stage m'offrait l'opportunité de me balader à Istanbul pour aller à Décathlon ou dans le super quartier tout neuf de "Levent" où sortent de terre des tours devant à terme symboliser la puissance économique turque.

L'occasion de prendre le métro, les bus, de découvrir des endroits très éloignés où je ne serais jamais allé. Les photos qui vont suivre sont le résultat de ces "déambulations Stanbouliotes", où avec l'appareil photo de mon téléphone portable j'ai réussi à capter quelques images qui représenteront certainement davantage la Turquie que le Kırkpınar d'Edirne.

 

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Si je devais commencer par une photo, ce serait bien celle-là. Prise sur Barbaros Boulevard, une grande artère rectiligne bien identifiable sur un plan de la ville. On se focalisera sur la publicité de la marque de vêtements pour femme Armine. Ces vêtemens étant tous des vestes à manche longue ou de longs manteaux couvrant le corps. Certes. Mais il y a plus que ça. Un certain standing, cette femme représentant les nouvelles classes moyennes supérieures, élégantes et croyantes. Musulmane et affichant sa foi, cela n'empêche pas moins de porter quelque chose de marque, ayant une symbolique forte de prestige social. Et pour cause, un voile Armine, ça va taper dans les 90 TL, soit plus de 40 euros, ce qui est loin d'être donné à tout le monde.

Sur l'affiche, le lien vers facebook. Facebook ? 30 millions d'utilisateurs en Turquie, "4ème nation" à l'échelle mondiale. 

Et le détail qui tue, la Hyundai Accent au premier plan. Hyundai ? Constructeur sud-coréen, et cette voiture compacte est un best-seller en Turquie. Petite et économique, elle constitue l'accès à la consommation, au prestig d'en posséder une et à la "liberté" que procure celle-ci. Il d'agit d'un des modèles les plus vendus en Turquie. 

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Une tour. Bon là, rien de plus à dire, si ce n'est qu'elle abrite à sa base un centre commercial ouvert à la fin des années 90 et qui était alors un must à Istanbul. Aujourd'hui c'est un peu has-been.

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Quartier de Levent, siège des banques et grandes entreprises. Berlines allemande très chères au pied des immeubles de bétons et de verres. Les dominants.

 

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En parlant de dominants, en voici un. Peugeot RCZ. Avec les taxes sur la consommation de luxe en Turquie, c'est un signe ostentatoire de richesse... et de pouvoir. Le type qui en est sorti à laissé ses clés au voiturier (genre, je ne gare pas ma bagnole moi-même...) tout ça pour aller au nouveau centre commercial rutilant de "Forum Istanbul". Ce nouveau riche prenait bien soin d'être vu par les badauds qui eux, prennent le métro. (et j'en suis...). Je ne vous bassine pas avec le fait que la vente de cette voiture est une "bonne nouvelle" pour l'export français, je me retiens.

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Forum Istanbul, centre commercial ayant coûté la bagatelle de 500 millions d'euros (à peu près... ) sur 3 étages et suffisamment étalé pour que je ne retrouve plus la sortie par laquelle j'étais rentré. A l'intérieur, comme partout, magasins de vêtements ultra-originaux sauf qu'ici la compétition est mondiale (Levi's, H&M, Marks&Spencer... )

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Au dernier étage se trouve des dizaines de restaurants, turcs, comme celui-ci vendant des Pide (ça se prononce "Pidé"), sorte de galette longue avec de la viande ou du fromage dessus.

Mais devinez où y a-t-il le plus de monde ?

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Bingo. J'étais surpris de voir dans un Burger King (OK, il faisait chaud, j'étais rentré profiter de la climatisation...) des grand-parents avec leurs petits-enfants. Seuls ces derniers mangeaient. La famille paraissait tout ce qu'il y a de plus "normal et classe moyenne", pas d'extravagances. Aller au Burger King était probablement un signe d'accession à un mode de vie étranger, forcément meilleur pour toucher à une forme de rêve. Mais je m'emporte un peu là... Si ça se trouve, ces gosses avaient juste faim. 

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Et la dernière, Décathlon. Vous connaissez, je sais. Mais les immeubles derrière, entre ma première et ma deuxième visite, c'est à dire en l'espace d'un mois tout rond, ils ont poussé comme des champignons et n'étaient alors terminé qu'à moitié. Le rythme des constructions est impressionnant, mais là, je sens que je suis en train de vous lâcher...

Alors je vous souhaite de bonnes vacances. Et Istanbul, ce ne sont pas que des centres commerciaux et des tours. C'est aussi le Bosphore, ce bras de mer qui sépare Europe et Asie... D'où l'on aperçoit les tours en construction. La boucle est bouclée.

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P.S. Au premier plan, la tour de Léandre, un des symboles d'Istanbul qui servit de prison doré pour femmes, d'hôpital en cas de crises sanitaires et à tendre des chaînes pour couper la circulation maritime...

Par Vivien
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 21:51

Trop de photos, deux articles...

Sinon Edirne est une ville écrasée par la chaleur du climat continental (?) Balkanique. 34 ou 36 degrés, même sans huile, c'est chaud... Des rues pietonnes.

P1120184 Et des mosquées dont la mosquée Selimiye qui vient de se faire inscrire au patrimoine mondial de l'Unesco, oeuvre d de l'architecte de Soliman le Magnifique, Sinan.

 

 

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L'heure de la prière dans une mosquée aux murs bien épais qui protègent de la chaleur...

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La Selimiye

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Et la coupole (impossible à prendre en photo... l'édifice est trop grand !

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Mais de toute façon, je sais pas pourquoi je mets des photos de mosquée car ce qu'on retiendra de l'article c'est le Kırkpınar !

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Par Vivien
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 21:04

Désolé pour le manque d'originalité du titre ça aurait pû donner: "En juillet je suis plutôt Tour de France mais là j'ai décidé de changer de passe-temps pour occuper mes weekends".

En route pour l'évènement sportif du mois de juillet à Edirne avec Mikele après un levé de soleil sur Istanbul

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. Voilà où ça se trouve : sur la partie Européenne de la Turquie (la Thrace), à la frontière avec la Bulgarie et la Grèce. En parlant de frontières, on profite de la proximité de la Bulgarie à une vingtaine de kilomètres pour renouveler notre visa car celui-ci n'est valide que 90 jours. On est même pas entré en Bulgarie en fait, car il n'y a pas de tampon sur le passeport donc après un passage au duty-free, demi-tour direction le Kırkpınar. 

Edirne1

Kırkpınar ? Oui, et non Kirkpinar, vous avez bien lu, c'est le "ı" cette lettre bizarre qui se prononce comme un "è" (à peu près...). Festival de lutte à l'huile d'olive existant depuis 650 ans pour commémorer une lutte entre 40 lutteurs, dont les deux finalistes moururent d'épuisement sans qu'il n'y ait de vainqueur. 

Aujourd'hui il y en a un parmi les "Pehlivans" (lutteurs en turcs) qui s'affrontent par catégorie de poids et cela est très presitigieux de gagner. Pour témoigner de l'importance de la compétition, Recep Tayyip Errdogan, le premier ministre turc est venu assister à la finale et remettre la ceinture d'or au vainqueur.

Mais bon, les photos parleront d'elles-mêmes, si vous voulez plus d'infos, ce sera sur google où l'un des premiers résultats renvoit vers le magazine gay Têtu qui explique que les lutteurs appartiennent tout comme la gastronomie au patrimoine culturel immatériel de l'humanité: http://www.tetu.com/actualites/international/les-lutteurs-huiles-de-turquie-entrent-au-patrimoine-de-lhumanite-18298

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Des musiciens-percussionnistes qui jouent pendant 2 jours non-stop. Même le soir après les combats... Le but de la musique est de donner le tempo au combat et d'encourager les lutteurs. Et aussi de mettre l'ambiance.

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Des fois il y a de l'action, après un combat pouvant durer plus d'une demi-heure avec une situation complètement bloquée car l'huile d'olive ne facilite pas les choses...

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Ceux-là sont bien restés 10 minutes comme ça...

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... Avant qu'il ne trouve la solution: la seule prise possible non-glissante se trouve dans le pantalon de cuir épais (pèse environ 10 kilos) afin de retourner l'adversaire sur le dos, la manière de gagner le combat.

 

Mais le Kırkpınar, c'est surtout un public de passionnés, des hommes (pas trop de femmes voir pas du tout) âgés, comme celui-ci qui insistait pour que je le prenne en photo... 

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Et à la fin d'un combat opposant le vainqueur de l'année dernière il y a même eu des "hooligans de la lutte à l'huile" qui sont rentrés sur le terrain... qui entraîna l'intervention de la police.

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A part ça, Edirne est une ville charmante et calme, ancienne capitale de ce qui allait devenir l'empire Ottoman (ici ce qui reste de l'immense palais)

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Avec une rivière et des cafés le long pour profiter du calme et boire des bières ou manger un petit-déjeuner.

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Par Vivien
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 17:47

Tout d'abord, désolé pour le "vide", mais comme on en discutait avec Mikele, il n'est pas toujours évident de trouver le temps d'écrire, et pour avoir des choses à écrire, il faut faire des voyages qui prennent du temps... Bref, on s'en sort pas. Pourtant cette année, ce n'est pas l'inspiration qui manque, les découvertes sont quasi-quotidiennes et les surprises permanentes, même après deux mois sur place. 

Donc, le sujet: un weekend au bord de la mer noire, dans un village mentionné dans le guide bleu avec seulement une étoile. Autant dire, pas une curiosité majeure à première vue. Mais ça fait toujours une occasion de sortir d'Istanbul. Après une nuit de bus, nous voilà arrivés sur les bords de la mer Noire, et la photo du petit-déjeuner dont parle Mikele sur son blog. Tomates, concombres, fromage, olive, thé, miel, pain... Généralement, on ajoute l'omelette et pleins d'autres trucs, mais là c'était léger. 

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Bref c'est chouette, c'est calme (aaaaaaah que ça fait du bien !) C'est vert, on y respire un bon air marin et la météo est parfaite. Je ne vais pas décrire l'histoire de la presqu'île d'Amasra en détail, mais en gros c'est une place forte militaire depuis l'antiquité, sans cesse prise et reprise par les différents occupants. 

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Quelques coups de soleils plus tard, une baignade avortée (l'eau à 17 degrés... et oui, la mer Noire c'est comme la Bretagne, c'est magnifique, mais question température de l'eau on a vu mieux...) et une sièste bien méritée, départ pour l'Est en longeant la côte en stop avec comme objectif un village à 45 kilomètres. 3 voitures qui nous ont gentiment pris en stop, deux minibus et deux "correspondances" dans des "çayevi", sortes de bistrots/lieu de sociabilité pour hommes un peu comme les troquets de la France d'il y a 50 ans, on arrive à Kurucaşile (comme ça se prononce : Couroudjachilé) où comme l'expliquait le Lonely Planet, il n'y a que des chantiers de construction de Goëllettes en bois. Et la mer.

On n'ira pas plus loin, le ciel se faisant menaçant, on abandonne l'idée camping pour un hôtel pas très clean, mais c'est pas grave. On entend le bruit d'un mariage (c'est samedi... le jour pour les mariages, et avec 582 000 mariages par an en Turquie, survenant généralement l'été, ce n'est pas trop surprenant). Sauf que sur les bords de la mer Noire, les danses traditionnelles sont très connues, et le folklore est persistant. Après un coucher de soleil un peu raté, on s'incruste au mariage, et là ça va devenir intéressant:

Manque de chance, pas d'appareils photos ni de vidéos, mais un mariage en Turquie reste très différent et mérite d'être raconté ici. Dans le cas de ce village, pas de repas qui dure des heures où on se fait ch... (pardon), mais après la cérémonie, un tour en voiture des environs en klaxonnant et une fête en plein air avec un orchestre (percussions, synthé au son criard imitant un accordéon, un violoniste et un chanteur), et c'est parti.

Sauf que seuls les mariés et ce qui semblent être leurs proches dansent. La plupart des gens, notamment les villageois restent sur le côté et regardent. Alors nous on fait comme eux, même si c'est pas l'envie d'aller danser qui nous manquait. Il y a l'air d'avoir des "codes", ainsi, il semble que la mixité ne soit pas vraiment la règle, à l'exception entre frère-soeur-cousins, mais sinon, les jeunes hommes dansent entre eux, et les jeunes femmes également... On a pas vu sur le dancefloor les mères des mariés (assises à regarder) par contre les pères étaient déchaînés. Enfin, là, ça devient trop détaillé. Pas de jeunes femmes voilées qui dansent, ce qui semble être courant. Pas parce que les filles voilées ne dansent pas, mais parce que c'est une question d'évolution des moeurs. Mais là c'est juste mon interprétation personelle.

Edit: Après commentaire de Mikele, j'avais oublié le fait que deux-trois filles portaient le voile sur la dizaine au total. Interprétation personelle à deux balles... 

Ce qu'il y a de mieux à faire c'est peut-être de regarder cette vidéo pour comprendre de quoi il retourne... La musique était sensiblement la même, sauf qu'au mariage dans le village, l'ambiance était plus populaire et il y avait moins de monde (et pas de tables). OK, effort zéro pour récupérer la vidéo... "mariage turc" dans google.

 

Le lendemain, il pleut assez violemment, donc retour à Istanbul (9 heures de bus quand même...) et voilà. Bon weekend, ça valait le détour. Quelques photos. Car oui, les bords de la mer Noire, c'est une chaîne de montagne, les Alpes Pontiques qui culminent à 3000 mètres. Nous on était au bout de cette chaîne donc c'était pas si accidenté que ça. En revanche, si tout est extraordinairement vert, c'est grâce à une pluviométrie très forte: 2000 mm à l'année (merci wikipedia). On a pas échappé à la pluie le dimanche, et effectivement, c'était de la bonne pluie. Le thermomètre du car indiquait sur le chemin du retour... 13 degrés. Un 26 juin, mais c'est pas si anormal que ça. 

Voilà pour la partie météo, le reste, ça sera les photos qui parleront. Si jamais vous regardez une carte du monde, vous pourrez imaginer à quoi ressemblent les bords de la mer noire désormais... D'ailleurs on m'a appris suite à cet article d'où provenait le nom de la mer Noire. Ce sont les Turcs seldjoukides qui dès le XIème siècle ont adopté un système de couleur pour désigner les quatre points cardinaux. Ainsi, dans le cas présent, le noir (Kara en Turc) désigne le Nord. De la même façon, le blanc (Ak) désigne le sud, le rouge (kizil), l'ouest et le vert (yesil), l'est. Maintenant vous savez tout !

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Par Vivien
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